Accessibilité PMR GINKO / DIVIA : le point de vue de notre référente accessibilité

La référente accessibilité, Alaïs V, a effectué récemment un petit séjour à Besançon, ce qui lui a permis de comparer les deux réseaux, Divia et Ginko.

Le réseau de tramway ne comporte qu’une seule ligne à Besançon, contre deux à Dijon. Le tramway bisontin est également plus court d’une voiture. Le réseau de bus est sensiblement autant performant que le réseau dijonnais, toute taille et proportions gardées, bien entendu.

La billettique

  • Le système “Pass 1h ” est peu convenable en comparaison  à celui de Dijon. En effet, 4 Pass ont été achetés pour faire la journée, cependant, ils sont en réalités utilisables que sur le moment,  à l’heure et la date inscrites sur la machine au moment du paiement. A Dijon, ces pass n’ont pas de “date limite” avant d’être badgé.
  • Les cartes 10+1 à Dijon sont ici des cartes 10 voyages tout court.
  • La gamme tarifaire est par contre plus étoffée à Besançon qu’à Dijon. On y trouve des abonnements handicapés, senior, et même couples, ce qu’il n’y a pas dans la capitale des Ducs.

Conclusion, des avantages et des inconvénients divers dans les deux villes.

Le réseau

  • La fréquence des trams est largement inférieure à Dijon
  • Opinion personnelle, les quais, les trams, les bornes, le réseau tout simplement, tout cela est assez raté en termes de design et décoration. En d’autres mots, ça n’embellis pas la ville.
  • L’agencement intérieur des rames de tramway bisontines est assez épatant. C’est très bien conçu, il n’y a aucun siège surélevé, ce qui signifie que tout le monde peut s’assoir partout, y compris les personnes à mobilité réduite. En tant que référente accessibilité pour l’association Au fil des réseaux, je ne peux que m’émerveiller sur ce point. Cela soulève d’ailleurs une question. Pourquoi n’est-ce pas le cas à Dijon, puisque, visiblement, c’est possible ? Pourquoi Dijon a-t-elle fait le choix de rames aux sièges surélevés ?
  • Dans la voiture centrale, les sièges disposés face à face comme dans un métro laissent tout un espace au centre, avec des barres au plafond pour s’accrocher. En gros, le tram pourrait être autant bondé qu’à Dijon, on serait presque moins serrés. Paradoxal !
  • Quant à l’espace handicapé, c’était simplement royal ; à peine rentrée, les gens se ruent presque pour “me laisser la place” (je suis PMR en fauteuil roulant), m’appellent, se lèvent, rabattent leur siège et me laissent la place prévue à cet effet. Sachant qu’il y a quand même 2 places bien réservées, bien indiquées, malgré un tram plus petit. Les indications sont très claires, rien à dire. Visiblement, les usagers bisontins semblent un peu plus courtois et civilisés que leurs homologues dijonnais.
  • Sinon, la voix indiquant les stations est presque insupportable, ce n’est pas la même selon les trams, soit voix d’homme ou de femme, et le tout agrémenté d’une petite musique qui te prend presque pour un idiot (opinion très personnelle).
  • En ce qui concerne les bus, et selon des faits rapportés mais non vérifiés à ce jour, les conducteurs semblent moins informés du maniement des rampes d’accès pour fauteuils, et ne semblent pas se formaliser plus que ça de laisser sur le trottoir un usager en fauteuil roulant.

Voilà pour ce qui est de mon expérience personnelle en tant que PMR au sein du réseau de Besançon. Mon avis reste globalement partagé entre les réseaux Ginko et Divia.

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